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Petite victoire Sport #1

Petite Victoire #1 : première séance à la salle de sport !

Aujourd’hui je vous parle d’un truc un peu plus perso/intime. Aujourd’hui j’ai franchi une étape qui peut paraître ridicule pour certains mais qui pour moi était quelque chose de difficile :

je suis allée dans une salle de sport pour la première fois de ma vie. 

Ça faisait un petit moment que j’avais pris la décision d’y aller, car je me suis laissée allée et je suis convaincue qu’il est vraiment important de faire du sport (je ne vous apprends rien), et j’ai constaté que les périodes où je me suis sentie le mieux étaient celles où j’étais plus active. J’avais donc fermement décidé de réaliser ce projet, pour ma santé, pour mon bonheur, mon couple, etc…

Bien sûr j’avais déjà imaginé y aller des dizaines voir des centaines de fois, mais je n’avais jamais réussi à passer le pas. Et bizarrement la raison n’est pas tellement celle qu’on pourrait imaginer, ça n’est pas que je suis complexée par mon corps et terrifiée à l’idée de le montrer. Non non, c’est plutôt à cause de vestiges d’une timidité maladive qui m’a terrassée les vingt premières années de ma vie.

Aujourd’hui à bientôt 26 ans j’ai dépassé ça, mais dans les moments et les endroits où je me sens plus faible et vulnérable, ce petit démon revient au galop et me pétrifie.

Ce qui se passe dans ma tête quand j’ai un accès de timidité et que l’angoisse me prend avant d’aller à la salle de sport :

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« Oh mon dieu, je dois aller dans cet endroit que ne connais pas, dans un univers qui m’est totalement inconnu. Et si le monsieur de l’accueil ne m’explique pas où sont les vestiaires? Je ne connais pas la salle, j’aurais l’air d’une conne à rester plantée au milieu sans savoir où aller. Et puis tout le monde va me regarder traverser la salle. Et si tout le monde a des fringues hyper classes et que je passe pour une ringarde avec mes baskets quechua? Et si je dois me mettre à moitié nue dans les vestiaires? Et merde il faut un cadenas, ça veut dire que je devrai demander au monsieur en arrivant.. Et les machines, et comment je vais faire si je comprends pas comment ça marche ? Etc, etc… »

Bref, un discours digne d’une de récré de maternelle, mais pourtant bien réel!

C’est d’autant plus étrange que dans ma vie de tous les jours il n’y a quasiment pas de moment où cette timidité revient : je suis business developper dans une startup parisienne, j’élabore des stratégies face à des équipes très qualifiées, je suis souvent au téléphone avec des clients parfois désagréables, j’ai passé des concours difficiles pendant mes études avec des oraux tout le temps, j’ai eu l’occasion étudiante de faire des discours devant plus de 300 personnes….et pourtant, sur certains sujets très précis comme ici, j’ai l’impression d’être propulsée en arrière à l’époque où j’étais incapable de rentrer dans une boulangerie pour acheter une baguette…

Tasses - Mugbreak - Fond Vert

Pour revenir à la salle de sport, ça m’a pris un peu de temps mais j’ai fini par y arriver en suivant la recette suivante: 

Étape 1:

Je me suis inscrite à une salle de sport à 2 minutes de chez moi, en prenant bien soin de benchmarquer* toutes les salles de sport de Paris avant. J’ai jeté mon dévolu sur Neoness qui m’avait plu par con côté « pas de miroirs pour s’admirer les muscles » et par une formule plutôt low-cost pour y retrouver des gens à peu près du même style que moi (article à venir sur mes impressions sur Neoness).

Étape 2:

Il y a une semaine, je me suis levée, mise en tenue de sport, pris un petit déjeuner inspiré des snacks si mignons qu’on voit sur Instagram, préparé mon sac avec mes baskets et….je me suis dégonflée et je suis finalement restée regarder une série. #FAIL

Étape 3 :

Au bureau, j’ai mentionné plusieurs fois que je comptais aller à la salle de sport , et les jours passant je me suis sentie de plus en plus obligée de respecter ce que j’avançais, histoire de ne pas perdre trop la face.

Étape 4 :

Un soir, j’ai proposé à mes copines du bureau qu’on aille ensemble à salle, et je me suis noté dans mon téléphone un rappel pour le lendemain matin pour ne pas oublier mes affaires de sport.

Étape 5 :

Le matin, je me suis botté les fesses pour me lever plus tôt et j’ai pris le temps de prendre un vrai petit déjeuner, de bien m’habiller, etc, pour me sentir le mieux possible. J’ai attrapé mon sac de sport grâce à mon rappel mis la veille.

Étape 6 :

Le jour J, le moment fatidique est arrivé et j’ai suivi mes copines, je ne pouvais plus reculer après leur en avoir autant parlé et je suis arrivée devant la salle.

Et comme souvent, arrivée sur place, mon cerveau a réalisé que tout ce qu’il avait imaginé était bien plus angoissant que la réalité, et comme n’importe qui aurait pu s’y attendre, tout s’est très bien passé. Personne ne m’a mangée, le fameux monsieur a été très gentil et m’a donné un cadenas, j’ai trouvé les vestiaires comme une grande, et j’ai même piqué un fou rire avec ma pote sur une machine improbable 😉

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Conclusion, pour s’auto-motiver :

  • Ne pas avoir peur d’échouer plusieurs fois avant d’y arriver
  • Se mettre un rappel sur son portable pour éviter d’oublier « comme par hasard » un élément indispensable à la réalisation de votre projet
  • En parler à des gens, ça engage
  • Faire le premier pas en groupe si possible, c’est toujours plus facile

Bref, ça peut paraître anodin mais pour moi c’était une petite victoire et j’avais envie de la partager ici ! Je pense que je vais d’ailleurs créer une rubrique « Petites victoires » dans laquelle je partagerai mes réussites et comment j’y suis arrivée à chaque fois, ça pourra peut-être en aider certains.

Et vous, il vous arrive de réussir des petites choses qui paraissent simples à certains mais qui pour vous représentent le bout du monde ?

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Éléonore
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